Le travail sur écran n'est pas sans risques, même à domicile. L'employeur a l'obligation de prendre des mesures de prévention sur la base d'une analyse des risques. Cette analyse doit être réalisée tous les cinq ans, tant au niveau d'un groupe de postes de travail sur écran qu'au niveau de l'individu.
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) d'origine professionnelle affectent principalement le dos, le cou, les épaules et les membres supérieurs, ainsi que les membres inférieurs. Ils regroupent toute blessure ou trouble des articulations ou d'autres tissus. Comme les dommages ne surviennent pas toujours immédiatement, on n'est souvent pas conscient des risques.
La législation sur la sécurité et la santé est la même pour tous. Cependant, certaines différences historiques entre le secteur privé et le secteur public demeurent. Ceci concerne :
- les accidents du travail
- l'organe consultatif en prévention et protection
- le télétravail.
Le trafic n'est pas le seul risque auquel sont confrontés les chauffeurs professionnels. Rester assis durant de longues périodes, manipuler des charges lourdes, être exposés aux vibrations,… peuvent causer des problèmes de dos. La pression du temps propre au métier les contraint à effectuer de longues journées de travail, leurs nuits sont courtes et le niveau de stress est élevé.
Les risques typiques auxquels sont exposés les travailleurs du secteur de la santé comprennent les agents biologiques (par exemple, les virus ou les piqûres d'aiguilles impliquant un contact accidentel avec du sang), les troubles musculo-squelettiques (par exemple, dus au levage de patients) et les risques psychosociaux (par exemple, la violence de la part de tiers ou le burn-out).
Le secteur de l'éducation mérite une attention particulière en matière de bien-être au travail: d'une part, parce qu'il s'agit d'un secteur où les burn-out sont fréquents et, d'autre part, parce que, dans les filières professionnelles et techniques en particulier, les élèves sont assimilés à des travailleurs. La législation sur le bien-être au travail s'applique donc pleinement ici aussi.
Le secteur de la construction belge a enregistré treize décès en 2021, ce qui en fait le secteur avec le plus grand nombre d'accidents mortels du travail. Le nombre de décès dans la construction pourrait être encore plus élevé en réalité, puisque les personnes non inscrites à la sécurité sociale ne sont pas reprises des statistiques.
Les entreprises et les organisations doivent mettre tout en œuvre pour prévenir les risques et les situations dangereuses. En cas de problème, il est essentiel que chacun sache comment réagir. C'est là qu'intervient la planification d'urgence.
Organiser les premiers secours au travail est une nécessité dont personne ne doute. Quand un accident se produit ou qu’une personne a un malaise, il faut intervenir de manière rapide et efficace.
La sécurité et la santé sont principalement liées aux travailleurs, alors que la sûreté englobe également les biens, les bâtiments et les données. Sécurité et sûreté ne vont pas toujours de pair: pensez, par exemple, à la sécurité incendie imposant l'extinction des serveurs ou à l'évacuation des prisons en cas d'incendie.
La sécurité au travail dépend d'une bonne communication. La communication peut être utilisée à mauvais escient, mettant alors le bien-être psychosocial des travailleurs en danger, comme à bon escient, pour le rétablir et le protéger. Une organisation doit identifier ses canaux de communication internes et externes et parfaitement savoir quand et comment les utiliser. Ceci est particulièrement vrai en cas d'urgence, quand il faut diffuser rapidement les informations appropriées via différents canaux.